Après 1604, Louise disparaît des sources pendant presque une décennie.
On la retrouve le 9 février 1614 à Campagnac, où elle est marraine de son premier petit-fils : Jehan de Villaret, fils de Rose de Juery et de François de Villaret, licencié en droit. Le registre paroissial note sobrement : « sa marraine damoyselle Louise de Brunenc veuve à feu Pierre Juery de Campagnac. » Elle ne signe pas, comme la grande majorité des femmes de son époque et de son milieu, même noblement nées.
Elle a quarante-quatre ans. Elle sera encore là vingt ans plus tard.
Le 21 novembre 1633, Louise teste à Sévérac-le-Château, « à la Calsade », dans la maison de François de Villaret, son beau-fils. Elle a environ soixante-trois ans. Autour d'elle, ses petits-enfants : huit du côté des Villaret — Jean, Pierre, Claude, François, Antoine, Louis, Marthe et Marguerite — et au moins six du côté de son fils Pierre, décédé avant elle. Au total, quatorze petits-enfants cités dans l'acte.
Elle désigne comme héritière universelle sa fille Rose de Juery, épouse de François de Villaret. Ce choix n'est pas une surprise : c'est chez Rose qu'elle finit ses jours. Mais il dit quelque chose de l'affection portée à cette fille aînée, ou peut-être de la proximité concrète, quotidienne, que la vie commune crée entre une vieille dame et sa fille.
Son fils Pierre l'a précédée dans la mort. Quant à Hélips, la cadette citée dans l'acte de 1604, elle disparaît complètement des sources après cette date. Elle semble être décédée jeune, sans alliance ni postérité.
Louise de Brunenc meurt vers 1634, à environ soixante-quatre ans. C'est un âge honorable pour l'époque.