Le 21 juin 1671, se trouvant dans l'âge et la décrépitude de vieillesse, David convoque le notaire Pierre Michel. Il a environ quatre-vingt-un ans. Ses enfants sont mariés depuis longtemps ; son fils aîné Guillaume est mort quatre ans plus tôt, en 1667, laissant une veuve et trois jeunes enfants.
C'est ce deuil-là qui structure le testament. David fait de sa belle-fille Marguerite Dides son héritière fiduciaire : elle recevra et gérera l'héritage, à charge de le remettre à l'un de ses deux petits-enfants — Guilhaume ou Isabeau — quand elle le jugera bon, notamment lors du mariage de l'un d'eux. Il lui assure également une pension en nature très précise : six setiers de blé, douze livres de chair de porc salée, douze livres de fromage, huit livres d'huile, deux cartes de sel, une robe tous les trois ans, une chemise chaque année, le droit de prendre eau à la citerne, bois au bûcher, légumes au jardin — et la jouissance d'une chambre blanchie derrière la maison.
Ses fils Thomas et Louis reçoivent des legs de légitimaire (600 et 650 livres respectivement), non l'héritage principal. Ses filles mariées — Anne, Marie, Marguerite, Louise — se voient octroyer symboliquement cinq sols chacune, au-delà de leur constitution dotale déjà versée.
Une note d'agacement traverse l'acte à propos de son gendre Pierre Costecalde, mari de Marguerite : David prend soin de déclarer nulle et faussement fabriquée toute donation que Costecalde prétendrait avoir reçue de lui. La méfiance est nommée, noire sur blanc, devant témoins.
Le 3 août 1671, six semaines après avoir dicté ses volontés, David Brudy s'éteint à Hyelzas, après avoir reçu les sacrements nécessaires à salut. Il est inhumé le lendemain au cimetière de la Parade. Deux de ses fils étaient présents : Thomas, qui sait signer, et Louis, mentionné comme illettré.
