Mon sosa 2026

Le 01/01/2026 0

Dans Les Bourguignons

Nous voici le 1er janvier d'une nouvelle année. 
Je la souhaite bonne et heureuse pour tout le monde et riche en découvertes généalogiques.

J'ouvre la série des articles de l'année avec le sosa 2026 de notre arbre, un habitant de la Bresse,
honorable Claude Bonnein, dit Cavalier (1670-1739)

Les origines

Claude est le fils de Claude Bonnein et de Claudine Picard. Le nom de Bonnein était orthographié ainsi sur les registres à l'époque de sa naissance. Il évoluera rapidement en Bonnin, Bonin, dans la suite de sa descendance.

Claude a été baptisé à Sens-sur-Seille le 19 avril 1670. Son père était fermier à Bouhans et procureur d'office à Condes. D'après ce que j'ai trouvé, Claude était l'ainé des enfants. Il eut par la suite quelques frères et soeurs dont je n'ai pas pour tous étudié le devenir. Une de ses soeurs se prénommait Bonaventure, un prénom relativement original !

Lors de son baptème, son parrain était un certain Michel Picard (oncle, cousin, grand-père ?) et sa marraine Émiliane Cuaboz, un nom bien de la région.

Bouhans

Son mariage

Vue la période, j'ai de la chance car son acte de mariage est filiatif ! 

17030213 Bonnein Burdy mariage religieux

Je soussigné pbre et curé de Bouhans ay donné la benediction nuptiale selon la forme prescrite par notre mere la Ste Esglise a Claude Bonnein fils de Claude Bonnein fermier à Bouhans et de feue Claudine Piccart ses père et mère d'une part et a Emiliane Burdy fille de Claude Burdy et d'Emiliane perrau d'autre le treizieme febvrier mil sept cent et trois et présence des srs Jean et Balthazar Bruchon.

Ce mariage a été célébré à Bouhans le 13 février 1703. Claude avait 32 ans. Sa femme, Émiliane ou Émilande Burdy n'avait que 18 ans. Elle était également originaire de Bouhans. Je ne sais pas ce que faisaient ses parents, je n'ai pas encore entamé les recherches à leur sujet.

Leur vie commune

Leurs huit enfants sont tous nés à Bouhans où Claude était fermier du Marquis de Scorailles. Les voici par ordre de naissance : Marie-Françoise (1704), Émilande (1708), Antoinette (1711), Françoise (1714), Claude (1716), Jean (1719), Claude Denis Marie (1721) et Antoine (1723). A part notre ancêtre Françoise, sosa 1013, qui épousa Jean Noirot en 1739, je n'ai pas encore entrepris les recherches sur le reste de la fratrie.

Parmi les enfants, on remarque les prénoms composés d'un des garçons, Claude Denis Marie. Il eut en effet de prestigieux parrain et marraine : Claude Marie de Scorailles, le fils du marquis et Marie de Scorailles, dame de Ballole.

Dans les actes de baptême de ses enfants, Claude est qualifié d’honorable, terme réservé aux laboureurs ou fermiers établis, aux bourgeois ou aux personnes reconnues pour leur respectabilité. Ce titre reflète sans doute son rôle de fermier du marquis.
On le retrouve aussi affublé du sobriquet « Cavalier », peut‑être parce qu’il possédait un cheval, signe de distinction dans le monde rural.

Claude meurt à Saint‑Germain‑du‑Bois le 26 septembre 1739, à l’âge de 69 ans. Il est enterré dans l’église, près du bénitier, comme il était d’usage pour les paroissiens respectés.
Un an plus tard, le 6 juin 1740, son épouse Émiliane le rejoint, inhumée à Bouhans près des fonts baptismaux.

Les de Scorailles de Bouhans

La famille de Scorailles est une ancienne lignée noble originaire d’Auvergne, dont une branche s’est implantée en Bresse (Bouhans, Saône‑et‑Loire) au XVIIᵉ siècle. Elle portait le titre de marquis de Scorailles et possédait des terres dans la paroisse de Bouhans.

  • François Philippe de Scorailles, marquis de Bouhans, est l’un des représentants de cette branche locale. Seigneur de Saint-Germain-du-Bois, la Faye, la Balme (Sauberthier) et autres lieux, François Philippe de Scorraille, d'abord baron de Bouhans, eut ses terres de Bresse, au diocèse de Chalon-sur-Saône, érigées en marquisat de Bouhans par lettres patentes de juillet 1713. Il obtint l'année suivante que le nom de son marquisat fut changé en Scorraille. Les dépendances du marquisat étaient alors Bouhans, Saint-Germain-du-Bois, La Balme et le grand Balosle.
  • Les Scorailles exerçaient leurs droits seigneuriaux et faisaient exploiter leurs domaines par des fermiers, comme mon ancêtre Claude Bonnein.
  • Leur influence se lit dans les registres paroissiaux : les enfants du marquis apparaissent comme parrains et marraines lors des baptêmes, signe de leur rôle de protecteurs et de leur proximité avec les familles locales.
  • La branche de Bouhans s’éteint au XVIIIᵉ siècle, mais elle a marqué durablement la vie du village par sa présence et ses privilèges.

Source : François Philippe de Scorailles

 

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