Dans un arbre généalogique, certains noms défilent presque mécaniquement au fil des générations. Et puis, parfois, l’un d’eux arrête net la lecture.
C’est exactement ce qui m’est arrivé en arrivant à la sosa 28 343 de mon arbre : Judith de Mostuéjouls, née vers 1550 et morte en 1598. À ce stade des recherches, on se trouve déjà loin dans le passé. Pourtant, ce nom-là semblait porter quelque chose de plus : un lieu, une histoire, peut-être même une lignée.
Car Mostuéjouls n’est pas seulement un patronyme. C’est aussi un village accroché aux falaises des gorges du Tarn. Et au-dessus du village se dress un château qui appartenait autrefois à une ancienne famille noble du Rouergue : les de Mostuéjouls.
Alors une question s’est imposée presque naturellement : qui était vraiment Judith de Mostuéjouls ? Était-elle une descendante de ces seigneurs locaux, une branche cadette oubliée par l’histoire, ou simplement une héritière d’un nom déjà sorti de la noblesse ?
Pour tenter de répondre à ces questions, il faut remonter plusieurs siècles en arrière et partir à la rencontre d’une famille qui a marqué l’histoire des Causses et des gorges du Tarn.


